EPIDEMIOLOGIE ET PRONOSTIC DES MALADIES TROPHOBLASTIQUES GESTATIONNELLES. ETUDE LONGITUDINALE SUR 20 ANS A DAKAR (SENEGAL).

  • Aissatou MBODJI
Mots-clés: Maladie trophoblastique gestationnelle – Pronosti – Sénégal.

Résumé

Objectifs : il était d'évaluer l’épidémiologie et la prise en charge des maladies trophoblastiques gestationnelles à Dakar, au Sénégal, sur une période de 20 ans dans le centre national de référence des maladies trophoblastiques gestationnelles.

Patientes et méthodes : il s’agissait d’une étude de type longitudinal sur une période de 20 ans (2005-2024). Les données étaient collectées à partir du dossier médical électronique e_MTG, développé avec la technologie Filemaker. Les données collectées dans cette étude transversale étaient analysées à l'aide du logiciel statistique Jamovi et SPSS.

Résultats : l'étude a inclus un total de 2032 patientes, dont l'âge moyen était de 30 ans, avec une gestité moyenne de 3,46. On retrouvait des antécédents de grossesse molaire dans 66 cas soit 3,2%. A l’admission, 300 patientes soit une fréquence de 15,4% des patientes étaient déjà au stade de néoplasie trophoblastique gestationnelle (NTG).

Parmi les patientes admises au stade de môle hydatiforme, 72,6 % ont vu leur taux de β-hCG se normaliser spontanément en un délai moyen de 112 jours. Le délai moyen de survenue de la néoplasie trophoblastique gestationnelle était de 22,6 semaines. La majorité des patientes (79,8 %) étaient au stade I selon la classification FIGO.

Les facteurs prédictifs d’évolution vers la néoplasie trophoblastique étaient l’âge des patientes (OR=1,65(1,31-2,04) ; p<0,001), la provenance (OR=1,384(1,119-1,711) ; p=0,003) et les antécédents de grossesse molaire (OR=3,02 (1,547-5,90) ; p<0,001). Dans les cas de NTG, la prise en charge avait consisté essentiellement en une chimiothérapie en fonction du stade de la maladie.

Une chirurgie avait été réalisée dans 183 cas soit une fréquence de 8,9%. Le taux de guérison était de 76,4% de guérison pour celles qui étaient au stade I, contre 32% pour celles qui étaient au stade IV (p<0,001).

Conclusion : nos résultats montrent que dans la prise en charge des maladies trophoblastiques gestationnelles au Sénégal, en réduisant les délais de diagnostic et en optimisant les protocoles de traitement cela peut assurer de meilleurs résultats cliniques.

Publiée
2026-02-26
Comment citer
MBODJI, A. (2026). EPIDEMIOLOGIE ET PRONOSTIC DES MALADIES TROPHOBLASTIQUES GESTATIONNELLES. ETUDE LONGITUDINALE SUR 20 ANS A DAKAR (SENEGAL). JOURNAL DE LA SAGO (Gynécologie – Obstétrique Et Santé De La Reproduction), 6(4). Consulté à l’adresse https://jsago.org/index.php/jsago/article/view/269